Le commencement

Le commencement
ATTENTION:

Tout ce qui est contenu dans ce blog est un tissus de contres-vérités.
Il y a la vérité, la vraie, celle qui ne dérange pas et qui est "politiquement correcte", ou encore "socialement acceptable".
Et il y a les contres vérités, celles qui vous font passer pour un menteur sitôt que vous les énoncez.


Il va de soi que je suis dans le camp des menteurs :)




Nous avons tous besoin d'un déclic un jour ou l'autre.
Un évènement qui va bouleverser notre train train quotidien, briser la routine dans laquelle on s'enferme peu à peu, faire voler en éclat nos croyances, nos idéaux, tout ce qui nous rassure...

Nous avons tous besoin d'être confronté à nos peurs. C'est malheureusement notre seul moyen de grandir et d'évoluer.
Le déclic est d'autant plus violent lorsqu'on réalise qu'on avait le pouvoir de changer le cours des évènements.



# Posté le mercredi 14 octobre 2009 13:14

Modifié le samedi 31 octobre 2009 09:53

Le déclic

Le déclic

Il fut assez violent. Se rendre compte qu'on avait le bonheur entre ses mains et qu'on a pas su le reconnaitre, c'est une pilule assez dure à avaler.

C'est une petite histoire, pas si petite...

Je l'aimais pourtant. Encore une classique histoire de coeur, me direz vous...
Ces histoires ne sont jamais classiques, elles sont empreintes de tout ce qu'on a de personnel, de plus intime...C'est notre vraie nature qui ressort à travers ces histoires.

Cette histoire est magnifique et tragique à la fois.

Nous nous sommes connus online, moi qui ne croyait pas en l'amour sur le net... D'autant plus que je le ne cherchais pas, c'est elle qui est venue me trouver.
Jamais je n'ai pris autant de plaisir à connaitre quelqu'un. Rarement j'aurai fait l'expérience d'un échange aussi enrichissant, jamais je n'ai cru aussi bien comprendre quelqu'un.

Nous nous racontions nos vies, nos histoires, nos traumas, nos expériences...Nous passions des heures , des jours, des nuits au téléphone, nous nous confessions des passages de nos vies ignorés de tous jusqu'à maintenant.
Nous nous avouâmes notre goût pour le mensonge, la manipulation, la supériorité que nous conférait notre habilité à apitoyer, dissimuler, détourner et arranger les vérités.

C'est à ce moment que j'aurai dû me rendre compte que je ne pourrai jamais vraiment savoir qui elle est...






# Posté le mercredi 14 octobre 2009 13:45

Sur les rails

Une des mes erreurs fut d'imaginer qu'une personne souffrant de problèmes plus pervers que les miens serait plus à même de me comprendre, et de m'accepter.
Elle mentait, donc.
De son propre aveu, c'était une menteuse. Et pourtant, j'acceptai de courir le risque.
Pire encore, ce risque m'excitait.. Je la savais pertinemment capable du meilleur comme du pire. Etant moi même un de ces individus imprévisibles et sans limites, je pensais pouvoir anticiper le pire, soigner le mal à la source afin qu'elle révèle enfin le meilleur d'elle même.
Toujours, mon amour a été sincère. Sans compter, je lui disais combien je tenais à elle, combien je la comprenais, combien je tombais amoureux à mesure que je la découvrais, torturée, complexe, mais avec une force, une joie de vivre et une maturité rares pour son âge.

L'amour était là, à l'autre bout de la ligne. Les minutes sans elle semblaient interminables... la moindre parcelle de temps qui m'était libre lui était réservée.

Au bout d'un mois, la distance se faisant trop pressante et intenable, avons décidé de nous rencontrer, enfin..

Sur les rails

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 14:17

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 14:57

Petit traité d'utilisation du menteur (à l'attention des honnêtes gens)

A la descente du train, elle n'était pas seule.
Accompagnée de sa meilleure amie, je m'avançais vers elles alors que retentissait à mes oreilles un "oh putain, il est grand!"
Cette remarque me dérangeait un peu, mais je décidai de ne pas y porter attention.
Pas plus que je ne portai attention au fait qu'elle me dise bonjour en me faisant la bise, prétextant que sa meilleure amie n'était pas au courant de notre "idylle" (alors que nous étions déjà en couple officiellement sur le web). Pourtant, je n'ai pas cherché à la confondre, ou à la mettre mal à l'aise. Je n'ai pas voulu la mettre face à ses contradictions

L'après midi se passa en majeure partie chez la meilleure amie, le temps maussade et pluvieux ne permettant pas de folies extérieures. Peut-être une excuse pour ne pas rester trop longtemps seule en ma présence, les doutes et les interrogations subsistent . La réponse , je ne l'aurai jamais.

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, la soirée fut pourtant excellente
Nous reprîmes vite nos repères, nous nous "apprivoisions" en face à face après tant de temps derrière l'écran, nous échangions, rions et philosophions comme nous en avions l'habitude.

Hilares, de retour à l'hôtel, nous avons passé ce qui fut certainement la meilleure nuit de ma vie.

Je succombai au désir en découvrant ses formes, parfaites...Je la couvrais de mille baisers et caresses, nous nous consumions dans une étreinte passionnée, enflammée, fusion de deux êtres perdus dans les tourments de leurs âmes.

Et dans un ultime élan de plaisir, elle cria qu'elle m'aimait.





Petit traité d'utilisation du menteur (à l'attention des honnêtes gens)

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 14:36

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 19:57

So...what happened?

So...what happened?
La question demeure intacte.

Quel évènement a provoqué le déclin, la décadence et l'effondrement d'une relation pourtant si riche en apparences?

De retour chez moi, je constatai que je n'avais plus accès à son profil facebook
J'étais passé du statut "en couple avec *** *** à "en couple".
Comprenez bien qu'être en couple tout seul est un poil problématique comme situation.
Je décidai donc de l'appeler, afin de tirer cette situation au clair.
Ce fut à partir de ce moment un festival d'incompréhensions, d'incohérences, de déni et de mauvaise foi.

A trop demander d'explications, on met mal à l'aise. Je me suis donc retrouvé bloqué :)

Je ne demandais pourtant pas la lune. J'étais prêt à tout entendre, je voulais savoir. Savoir ce qu'il s'était passé, ce que j'aurai pu faire qui justifierait un tel comportement, rien.
On ne m'accorda aucune explication, pas un mot.

Aujourd'hui, elle a retrouvé quelqu'un.
Mon remplacement était il déjà prévu avant notre rencontre? L'a-t-elle rencontré juste après moi? Était il là avant moi? Tant d'interrogations sans réponses, tant de théories fantaisistes qu'on pourrait élaborer..

J'aimerais juste qu'elle sache que je ne lui en veux pas. J'aimerais qu'elle sache que je peux la comprendre, que je sais que nos mécanismes nous poussent parfois à agir contre notre libre arbitre, en dépit de tout sens logique...
J'aimerais qu'elle sache que l'amour que je lui portais était sincère, que je la comprenais comme peu de personnes on pu la comprendre par le passé.
J'aimerais qu'elle sache que le peu que je lui ai offert n'est rien en comparaison de ce que je voulais lui offrir.
J'aimerais qu'elle sache qu'un autre avenir était possible, un avenir dans lequel elle s'épanouirait, heureuse, comprise et soutenue. Un avenir où elle ne serait pas victime d'elle même.

J'aimerais enfin qu'elle sache ce que j'ai sacrifié pour elle...

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 15:34

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 19:55